ECRIRE UN ROMAN

Sans titre (8)

Vous avez décidé de sauter le pas, de vous lancer dans l’écriture de votre premier roman. C’est une aventure qui demande beaucoup de temps, d’investissement, voire de sacrifices ; il est donc primordial  que vous sachiez  exactement pourquoi vous désirez vous lancer dans cette entreprise. De votre réponse dépendra votre implication dans la rédaction de l’ouvrage.

Cet article vise à vous donner des conseils en me basant sur mon expérience d’écrivaine.

Revenons dans un premier temps sur les principales caractéristiques d’un roman.

QU’EST-CE QU’UN ROMAN ?

 Un roman est un récit fictionnel d’une certaine longueur écrit en prose dans lequel des personnages et des actions représentatifs de la vraie vie sont mis en scène à travers une intrigue plus ou moins complexe.

 …un récit fictionnel

 La base d’un roman, c’est le récit de l’histoire qu’il raconte. L’histoire est une chronologie d’évènements, le récit est la mise en ordre arbitraire et spécifique de ces évènements. Une même histoire peut donc avoir plusieurs récits. L’histoire capte l’intérêt du lecteur en suscitant sa curiosité et l’encourage à vouloir découvrir ce qui va se passer par la suite.

…d’une certaine longueur

Nouvelle, novella, ou roman ? Il n’existe pas vraiment de barème concernant le nombre de mots ou le nombre de pages que doivent contenir les genres fictionnels. Dans les pays francophones c’est avant tout une question de conception.  Si le roman porte sur plusieurs évènements, la nouvelle ne porte que sur un seul évènement et la novella porte sur des évènements qui se rapportent à un évènement central. La nouvelle se lit d’une traite et ne laisse aucun temps de repos au lecteur contrairement à la novella et au roman. Ce dernier peut être considéré comme un fourre-tout dans la mesure où l’auteur peut laisser libre cours à son imagination et traiter de sujets divers et variés. Il peut multiplier les personnages, les péripéties, les intrigues secondaires…C’est pourquoi il est en théorie plus long que la novella qui est elle-même plus longue que la nouvelle.

…des personnages et des actions

 Les personnages et les actions sont l’essence même du roman. Le terme « action » renvoie à ce que font les personnages, ce qui leur arrive, les incidents dans lesquels ils sont directement ou indirectement impliqués. Elle crée du mouvement et une tension dramatique, bien qu’elle soit subordonnée aux personnages. Le portrait de la nature humaine, le comportement humain, les motivations qui se cachent derrière chaque acte, c’est ce qui donne de la profondeur, du sens et une dimension morale à l’œuvre.

…une intrigue plus ou moins complexe

 L’intrigue renvoie au schéma dans lequel les évènements et les incidents sont organisés et unifiés. Il ne faut pas confondre l’histoire et l’intrigue. L’intrigue constitue un plus grand cadre dans lequel l’histoire peut se dérouler. Elle repose sur la causalité plutôt que sur une simple chronologie. Si l’histoire éveille la curiosité et encourage le lecteur à vouloir découvrir ce qui va se passer par la suite, l’intrigue, elle, appelle à la mémoire et à l’intelligence. Elle emmène le lecteur à se demander pourquoi et comment les choses se produisent.

COMMENT ECRIRE UN ROMAN ?

Ecrire un roman est un long travail qui vous prendra des semaines, des mois, voire des années. Cela requiert un immense travail, de l’organisation, et de la patience. Voici quelques conseils pour mener à bien votre projet :

  • Faire un plan détaillé

Débuter la rédaction du récit à partir d’un plan détaillé me paraît nécessaire.

Le plan détaillé vous permettra d’avoir une vue d’ensemble de votre œuvre et vous permettra d’éviter les incohérences.  Il s’agit d’écrire les grandes lignes de votre récit.

Votre plan détaillé devra plus ou moins ressembler au schéma narratif suivant :

La situation initiale (ou incipit)

Elle doit répondre aux questions suivantes :

Qui ?  Quoi ?  Où ?  Quand ?

L’élément déclencheur (ou élément perturbateur)

Il modifie la situation initiale, rompt son équilibre, « démarre » l’histoire.

Les péripéties

Ce sont les évènements déclenchés par l’élément perturbateur et qui entraînent les actions entreprises par les héros pour retrouver la quiétude de la situation initiale.

Le dénouement

Le dénouement met un terme aux actions et conduit à la situation finale. C’est là que se joue la réussite ou l’échec de la quête des héros.

La situation finale

C’est le résultat des aventures des héros, on revient à une situation de stabilité.

  • Ecrire la trame du roman

Faire un court synopsis de chaque arc narratif à partir de votre plan détaillé. Vous aurez d’autant plus d’aisance au moment de la rédaction de votre récit.

  • Faire une fiche pour chaque personnage

Définissez vos personnages, leurs environnements, leurs caractéristiques physiques et morales, leurs traits de caractère, leurs âges, leurs métiers, etc… Consignez toutes les informations relatives à ces derniers, vous saurez ainsi comment ils se comporteront face à une situation donnée, quelles seront leurs réactions émotionnelles, etc…

  • Choisir le point de vue

 Le point de vue (ou focalisation) peut être défini par l’angle à partir duquel l’histoire est vue et racontée. On peut distinguer trois points de vue :

Le point de vue omniscient (ou focalisation zéro)

Le narrateur omniscient ne fait pas partie de l’histoire. Il sait tout des personnages et il peut entrer dans leurs esprits. Il connait leurs passés, leurs futurs, leurs pensées, leurs envies, leurs rêves, leurs sentiments, etc…

Le point de vue interne (ou focalisation interne)

La narration se fait à partir du point de vue de  l’un des personnages de l’histoire. Le narrateur ne dit que ce que ce personnage sait et comprend.

Le point de vue externe (ou focalisation externe)

Le narrateur ne fait pas partie de l’histoire et reste un observateur. Il décrit ce qui est visible, ce qui est perceptible.  Il n’a pas accès aux pensées des personnages. Il ne fait que raconter l’histoire.

  • Ne corriger le récit qu’après l’avoir entièrement rédigé

Corriger votre texte au fur et à mesure ralentira la progression de votre récit et vous donnera l’impression de ne pas avancer. Cela pourrait vous décourager. Il est donc préférable de ne commencer à corriger qu’une fois le récit achevé.

  • En cas de panne d’inspiration

Le syndrome de la page blanche peut décourager beaucoup ; laissez-vous le temps de vous inspirer. Dites-vous qu’être confortablement installé dans un bureau devant une feuille de papier vierge n’est pas synonyme d’illumination. Vos déplacements, vos rencontres, ce que vous lisez dans la presse, ce que vous regardez à la télévision, votre quotidien, sont des sources potentielles d’inspiration. Il est donc important que vous gardiez un carnet de notes en permanence sur vous.

  •  Faire des recherches

Faites des recherches pour éviter les anachronismes, notamment pour les romans historiques et romans policiers.

Bon courage ! 🙂

Magali Tra, auteure et traductrice


Découvrez mes œuvres:

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